InéditSynopsis
L'histoire suit Frodon Sacquet et Sam Gamegie dans leur voyage vers le Mordor pour détruire l'Anneau Unique. Frodon Sacquet se retrouve en captivité à Cirith Ungol, après son affrontement avec l’araignée géante Shelob. Croyant son maître mort, Sam Gamegie récupère l’Anneau Unique et décide de poursuivre seul la mission. Il découvre cependant que Frodon est toujours vivant et retourne le sauver des Orcs qui le retiennent prisonnier. Après leur évasion, les deux Hobbits poursuivent leur difficile voyage à travers les terres désolées du Mordor, tandis que Gollum les suit, toujours obsédé par la récupération de son « Précieux ».
Pendant ce temps, les armées de Sauron se dirigent vers Minas Tirith, la grande cité de Gondor. Gandalf organise tant bien que mal sa défense, tandis que Denethor, le Régent de Gondor, sombre dans le désespoir et est convaincu que la défaite est inévitable. Lorsque les forces de Mordor franchissent les défenses de la ville, la situation devient critique. La folie de Denethor le pousse à tenter de se brûler vif avec son fils Faramir, mais Gandalf parvient à sauver ce dernier.
L’arrivée des Rohirrim, menés par le roi Théoden, change le cours de la bataille. Théoden meurt cependant au combat. Sa nièce Éowyn, déguisée en soldat, affronte alors le terrible Roi-Sorcier d’Angmar. Avec l’aide de Merry, elle parvient à le vaincre, accomplissant ainsi la prophétie selon laquelle le Roi-Sorcier ne pourrait être tué « par la main d’un homme ». Les forces de Gondor et de Rohan continuent ensuite à lutter désespérément contre les armées de Mordor.
De son côté, Aragorn accepte progressivement son destin en tant qu’héritier d’Isildur et futur roi de Gondor. Accompagné de Gandalf et de ses alliés, il mène les forces de l’Ouest dans la confrontation finale contre Sauron. Pour donner à Frodon et Sam une chance d’atteindre le Mont Destin, Aragorn conduit les armées restantes jusqu’à la Porte Noire de Mordor afin de détourner l’attention de Sauron.
Après avoir traversé le Mordor, Frodon et Sam atteignent enfin les Fissures de la Destinée. Mais au dernier moment, le pouvoir de l’Anneau submerge Frodon et il refuse de le détruire, revendiquant l’Anneau pour lui-même. Gollum se jette alors sur lui, lui mord le doigt et récupère son « Précieux ». Fou de joie, il tombe accidentellement dans les flammes du Mont Destin, entraînant l’Anneau avec lui. La destruction de l’Anneau provoque la chute de Sauron et l’effondrement de ses armées.
Frodon et Sam sont ensuite sauvés et rejoignent leurs compagnons. Après la victoire, Aragorn est couronné roi du Gondor et épouse Arwen. Frodon, Sam, Merry et Pippin retournent finalement dans la Comté, mettant un terme à leur longue aventure. Le film se conclut avec Frodon qui commence à écrire le récit de leurs aventures, repensant au voyage, aux épreuves traversées et aux sacrifices consentis pour sauver la Terre du Milieu.
Pendant ce temps, les armées de Sauron se dirigent vers Minas Tirith, la grande cité de Gondor. Gandalf organise tant bien que mal sa défense, tandis que Denethor, le Régent de Gondor, sombre dans le désespoir et est convaincu que la défaite est inévitable. Lorsque les forces de Mordor franchissent les défenses de la ville, la situation devient critique. La folie de Denethor le pousse à tenter de se brûler vif avec son fils Faramir, mais Gandalf parvient à sauver ce dernier.
L’arrivée des Rohirrim, menés par le roi Théoden, change le cours de la bataille. Théoden meurt cependant au combat. Sa nièce Éowyn, déguisée en soldat, affronte alors le terrible Roi-Sorcier d’Angmar. Avec l’aide de Merry, elle parvient à le vaincre, accomplissant ainsi la prophétie selon laquelle le Roi-Sorcier ne pourrait être tué « par la main d’un homme ». Les forces de Gondor et de Rohan continuent ensuite à lutter désespérément contre les armées de Mordor.
De son côté, Aragorn accepte progressivement son destin en tant qu’héritier d’Isildur et futur roi de Gondor. Accompagné de Gandalf et de ses alliés, il mène les forces de l’Ouest dans la confrontation finale contre Sauron. Pour donner à Frodon et Sam une chance d’atteindre le Mont Destin, Aragorn conduit les armées restantes jusqu’à la Porte Noire de Mordor afin de détourner l’attention de Sauron.
Après avoir traversé le Mordor, Frodon et Sam atteignent enfin les Fissures de la Destinée. Mais au dernier moment, le pouvoir de l’Anneau submerge Frodon et il refuse de le détruire, revendiquant l’Anneau pour lui-même. Gollum se jette alors sur lui, lui mord le doigt et récupère son « Précieux ». Fou de joie, il tombe accidentellement dans les flammes du Mont Destin, entraînant l’Anneau avec lui. La destruction de l’Anneau provoque la chute de Sauron et l’effondrement de ses armées.
Frodon et Sam sont ensuite sauvés et rejoignent leurs compagnons. Après la victoire, Aragorn est couronné roi du Gondor et épouse Arwen. Frodon, Sam, Merry et Pippin retournent finalement dans la Comté, mettant un terme à leur longue aventure. Le film se conclut avec Frodon qui commence à écrire le récit de leurs aventures, repensant au voyage, aux épreuves traversées et aux sacrifices consentis pour sauver la Terre du Milieu.
Fiche technique
Nom original
The Return of the King
Origine
Année de production
1980
Production
Durée
98 minutes
Auteur
Réalisation
Production
Scénarii
Animation
Chara-Design
Direction de l'animation
Superv. en chef de l'anim.
Direction artistique
Conception / Rech. Décors
Musiques
Coordination
Tôru Hara (animation)
Commentaires
Diffusé sur la chaine américaine ABC en mai 1980, The Return of the King constitue la seconde adaptation de Tolkien réalisée par Rankin/Bass, après The Hobbit en 1977. Lorsque Rankin/Bass entreprend ce nouveau téléfilm à la fin des années 70, le studio souhaite avant tout donner une suite à son propre Hobbit ; le projet est donc antérieur à la sortie du Seigneur des Anneaux de Ralph Bakshi en 1978. Ce dernier avait de son côté réalisé une ambitieuse adaptation animée couvrant essentiellement la première partie, La Communauté de l'Anneau, et une partie de la deuxième, Les Deux Tours. Les deux productions sont ainsi nées indépendamment, même si leur proximité chronologique et leurs ambitions communes ont ensuite créé une certaine confusion. Après la disparition de Rankin/Bass, Warner Bros. contribuera d'ailleurs à cette confusion en commercialisant les deux films Rankin/Bass et celui de Bakshi comme une sorte de trilogie animée, alors que The Return of the King n'a jamais été conçu à l'origine comme la suite du film de Bakshi. Au contraire puisque Bakshi voulait faire une suite de son film qui couvrirait la deuxième partie des Deux Tours ainsi que Le Retour du Roi mais il en fut empêché par l'échec financier de sa version du Seigneur des Anneaux.
L'adaptation qui nous intéresse ici couvre essentiellement la troisième partie du Seigneur des Anneaux et pas l'intégralité du roman, ironiquement à cause de l'existence de la version de Ralph Bakshi. Cette version est en effet marquée par un problème juridique assez étonnant. Les droits cinématographiques de The Hobbit et du Lord of the Rings avaient été acquis par United Artists auprès de Tolkien, puis transférés en 1976 à la société de Saul Zaentz, qui allait devenir Tolkien Enterprises/Middle-earth Enterprises. Or, Rankin/Bass avait déjà produit The Hobbit dans un contexte juridique qui nécessita des accords ultérieurs pour régulariser la situation. Pour The Return of the King, la production fut de nouveau contestée : le Tolkien Estate et Fantasy Films engagèrent une action concernant notamment les droits de diffusion télévisée aux États-Unis et au Canada. Le litige fut finalement réglé à l'amiable, permettant au film d'être diffusé en 1980. Cette situation explique en partie le caractère assez singulier du film : Rankin/Bass adaptait bien The Return of the King, mais dans un paysage de droits devenu particulièrement compliqué après l'acquisition des droits par Saul Zaentz et la réalisation du film de Bakshi. Quoi qu'il en soit, ces problème de droits expliquent possiblement pourquoi The Hobbit et The Return of the King ne sont jamais arrivés en France.
Artistiquement, The Return of the King reprend largement la formule de The Hobbit. L'animation est réalisée au Japon par Topcraft, la même équipe qui avait travaillé sur le précédent film, et l'on retrouve donc cette esthétique très particulière, située quelque part entre l'illustration fantastique occidentale et l'animation japonaise de la fin des années 1970. Certains passages sont réellement magnifiques, notamment les panoramas de Minas Tirith, du Mordor et des champs de bataille, et le film bénéficie d'un doublage anglais plutôt remarquable, avec notamment John Huston dans le rôle de Gandalf, Theodore Bikel dans celui d'Aragorn, Orson Bean pour Frodon et Bilbon Sacquet ainsi que Roddy McDowall sur Samsagace "Sam" Gamegie. Le film possède également quelques chansons mémorables (bien que les chanteurs ne soient pas crédités au générique) et une atmosphère de conte musical typique de Rankin/Bass. Sa principale qualité est peut-être justement cette étrangeté : il ne ressemble ni aux films de Bakshi ni aux futures adaptations de Peter Jackson, et possède une identité visuelle qui lui est propre.
Ses défauts sont néanmoins beaucoup plus apparents que dans The Hobbit. Le principal problème est la compression extrême de l'histoire. En 98 minutes, le film doit raconter non seulement la troisième partie du Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, mais également résumer brièvement les événements des deux premières parties afin que le spectateur puisse comprendre la situation. Il en résulte une narration souvent précipitée, des personnages réduits à quelques traits et des transitions parfois brutales. Certains critiques ont également reproché au film son utilisation abondante de chansons, qui peut donner l'impression que l'intrigue s'interrompt régulièrement pour laisser place à un numéro musical. Certains commentateurs apprécient son atmosphère plus sombre et sa fidélité générale à l'imaginaire de Tolkien, tandis que d'autres jugent l'animation limitée et la narration trop mécanique.
Il serait toutefois injuste de considérer The Return of the King uniquement comme une curiosité dépassée face aux films de Peter Jackson. Les trois films de Jackson consacrés au Seigneur des Anneaux puis sa trilogie du Hobbit, produite à partir des années 2000, bénéficient évidemment de moyens incomparablement supérieurs et peuvent développer pendant plusieurs heures des personnages et des intrigues que Rankin/Bass devait condenser en un peu plus d'une heure et demie. Mais cette comparaison permet justement de comprendre l'intérêt historique du téléfilm de 1980. Là où Jackson construit une immense fresque cinématographique, Rankin/Bass propose une adaptation naïve, musicale et parfois maladroite, mais profondément marquée par l'esthétique de l'animation télévisée américaine et japonaise de son époque. Ses défauts — rythme précipité, simplification excessive, chansons parfois envahissantes — sont réels, mais ses qualités le sont également : de beaux décors, quelques interprétations vocales remarquables, une atmosphère singulière et une volonté sincère de donner une forme animée à l'imaginaire de Tolkien.
À défaut d'être une adaptation de référence, The Return of the King reste donc un témoignage historiquement intéressant de cette période où des créateurs cherchaient encore leur propre manière de représenter la Terre du Milieu à l'écran.
L'adaptation qui nous intéresse ici couvre essentiellement la troisième partie du Seigneur des Anneaux et pas l'intégralité du roman, ironiquement à cause de l'existence de la version de Ralph Bakshi. Cette version est en effet marquée par un problème juridique assez étonnant. Les droits cinématographiques de The Hobbit et du Lord of the Rings avaient été acquis par United Artists auprès de Tolkien, puis transférés en 1976 à la société de Saul Zaentz, qui allait devenir Tolkien Enterprises/Middle-earth Enterprises. Or, Rankin/Bass avait déjà produit The Hobbit dans un contexte juridique qui nécessita des accords ultérieurs pour régulariser la situation. Pour The Return of the King, la production fut de nouveau contestée : le Tolkien Estate et Fantasy Films engagèrent une action concernant notamment les droits de diffusion télévisée aux États-Unis et au Canada. Le litige fut finalement réglé à l'amiable, permettant au film d'être diffusé en 1980. Cette situation explique en partie le caractère assez singulier du film : Rankin/Bass adaptait bien The Return of the King, mais dans un paysage de droits devenu particulièrement compliqué après l'acquisition des droits par Saul Zaentz et la réalisation du film de Bakshi. Quoi qu'il en soit, ces problème de droits expliquent possiblement pourquoi The Hobbit et The Return of the King ne sont jamais arrivés en France.
Artistiquement, The Return of the King reprend largement la formule de The Hobbit. L'animation est réalisée au Japon par Topcraft, la même équipe qui avait travaillé sur le précédent film, et l'on retrouve donc cette esthétique très particulière, située quelque part entre l'illustration fantastique occidentale et l'animation japonaise de la fin des années 1970. Certains passages sont réellement magnifiques, notamment les panoramas de Minas Tirith, du Mordor et des champs de bataille, et le film bénéficie d'un doublage anglais plutôt remarquable, avec notamment John Huston dans le rôle de Gandalf, Theodore Bikel dans celui d'Aragorn, Orson Bean pour Frodon et Bilbon Sacquet ainsi que Roddy McDowall sur Samsagace "Sam" Gamegie. Le film possède également quelques chansons mémorables (bien que les chanteurs ne soient pas crédités au générique) et une atmosphère de conte musical typique de Rankin/Bass. Sa principale qualité est peut-être justement cette étrangeté : il ne ressemble ni aux films de Bakshi ni aux futures adaptations de Peter Jackson, et possède une identité visuelle qui lui est propre.
Ses défauts sont néanmoins beaucoup plus apparents que dans The Hobbit. Le principal problème est la compression extrême de l'histoire. En 98 minutes, le film doit raconter non seulement la troisième partie du Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi, mais également résumer brièvement les événements des deux premières parties afin que le spectateur puisse comprendre la situation. Il en résulte une narration souvent précipitée, des personnages réduits à quelques traits et des transitions parfois brutales. Certains critiques ont également reproché au film son utilisation abondante de chansons, qui peut donner l'impression que l'intrigue s'interrompt régulièrement pour laisser place à un numéro musical. Certains commentateurs apprécient son atmosphère plus sombre et sa fidélité générale à l'imaginaire de Tolkien, tandis que d'autres jugent l'animation limitée et la narration trop mécanique.
Il serait toutefois injuste de considérer The Return of the King uniquement comme une curiosité dépassée face aux films de Peter Jackson. Les trois films de Jackson consacrés au Seigneur des Anneaux puis sa trilogie du Hobbit, produite à partir des années 2000, bénéficient évidemment de moyens incomparablement supérieurs et peuvent développer pendant plusieurs heures des personnages et des intrigues que Rankin/Bass devait condenser en un peu plus d'une heure et demie. Mais cette comparaison permet justement de comprendre l'intérêt historique du téléfilm de 1980. Là où Jackson construit une immense fresque cinématographique, Rankin/Bass propose une adaptation naïve, musicale et parfois maladroite, mais profondément marquée par l'esthétique de l'animation télévisée américaine et japonaise de son époque. Ses défauts — rythme précipité, simplification excessive, chansons parfois envahissantes — sont réels, mais ses qualités le sont également : de beaux décors, quelques interprétations vocales remarquables, une atmosphère singulière et une volonté sincère de donner une forme animée à l'imaginaire de Tolkien.
À défaut d'être une adaptation de référence, The Return of the King reste donc un témoignage historiquement intéressant de cette période où des créateurs cherchaient encore leur propre manière de représenter la Terre du Milieu à l'écran.
Crédits
Auteur : Arachnée
The Return of the King © J. R. R. Tolkien / Rankin Bass Productions, Top Kraft, ABC (USA)