InéditSynopsis
Yuzuru Shiga, le capitaine du club de tir à l'arc de son lycée, mène une vie relativement ordinaire avec sa famille. Cependant, son existence paisible est perturbée lorsque sa cousine Azusa revient vivre avec eux suite à la mort de la mère de celle-ci. En effet, lorsqu'ils avaient six ans, leurs familles avaient arrangé leur mariage afin de préserver la lignée de la famille Shiga. Yuzuru avait depuis longtemps oublié cet arrangement mais Azusa ne l'a quant à elle jamais abandonné. Elle le considère comme son futur mari et s'attend à ce qu'il honore la promesse qui a été faite.
La situation se complique car Yuzuru a déjà une petite amie, Satomi, une camarade de classe avec qui il entretient une véritable relation romantique. Azusa est profondément jalouse de Satomi et la considère comme le seul obstacle à son mariage avec Yuzuru. Au départ, elle tente d'intimider Satomi pour qu'elle abandonne son petit ami. Cependant, lorsque Satomi refuse de renoncer à Yuzuru, le comportement d'Azusa devient de plus en plus menaçant. Yuzuru a du mal à comprendre la gravité de la situation tandis que Satomi devient peu à peu terrifiée par Azusa et se retrouve incapable d'expliquer exactement pourquoi. La tension monte alors que des incidents étranges commencent à entourer le jeune couple, suggérant qu'Azusa possède des pouvoirs bien au-delà de ceux d'une fille ordinaire.
La source des capacités terrifiantes d'Azusa réside dans une malédiction surnaturelle liée à sa famille. Depuis son enfance, elle est accompagnée de créatures mystérieuses qui se nourrissent des corps des morts. Quand Azusa était enfant, elle a tué un garçon en se défendant pour l'empêcher de la violer, et les créatures sont apparues pour dévorer son corps, dissimulant le crime. Cette expérience a marqué le début de sa connexion avec eux. Les fantômes lui accordent une force extraordinaire et des pouvoirs surnaturels, lui permettant de tuer ceux qui la menacent ou se mettent en travers de ses désirs. Sa mère avait fini par être tellement effrayée par l'état d'Azusa qu'elle tenta de la tuer, pour être finalement consumée par les mêmes créatures. Au fur et à mesure que l'histoire se déroule, il devient de plus en plus difficile de distinguer si Azusa est cruelle de nature ou si elle subit l'influence des forces surnaturelles qui l'entourent...
Lire le synopsis completLa situation se complique car Yuzuru a déjà une petite amie, Satomi, une camarade de classe avec qui il entretient une véritable relation romantique. Azusa est profondément jalouse de Satomi et la considère comme le seul obstacle à son mariage avec Yuzuru. Au départ, elle tente d'intimider Satomi pour qu'elle abandonne son petit ami. Cependant, lorsque Satomi refuse de renoncer à Yuzuru, le comportement d'Azusa devient de plus en plus menaçant. Yuzuru a du mal à comprendre la gravité de la situation tandis que Satomi devient peu à peu terrifiée par Azusa et se retrouve incapable d'expliquer exactement pourquoi. La tension monte alors que des incidents étranges commencent à entourer le jeune couple, suggérant qu'Azusa possède des pouvoirs bien au-delà de ceux d'une fille ordinaire.
La source des capacités terrifiantes d'Azusa réside dans une malédiction surnaturelle liée à sa famille. Depuis son enfance, elle est accompagnée de créatures mystérieuses qui se nourrissent des corps des morts. Quand Azusa était enfant, elle a tué un garçon en se défendant pour l'empêcher de la violer, et les créatures sont apparues pour dévorer son corps, dissimulant le crime. Cette expérience a marqué le début de sa connexion avec eux. Les fantômes lui accordent une force extraordinaire et des pouvoirs surnaturels, lui permettant de tuer ceux qui la menacent ou se mettent en travers de ses désirs. Sa mère avait fini par être tellement effrayée par l'état d'Azusa qu'elle tenta de la tuer, pour être finalement consumée par les mêmes créatures. Au fur et à mesure que l'histoire se déroule, il devient de plus en plus difficile de distinguer si Azusa est cruelle de nature ou si elle subit l'influence des forces surnaturelles qui l'entourent...
Fiche technique
Nom original
Warau Hyôteki (笑う標的)
La cible rieuse
Origine
Année de production
1987
Production
Nombre d'épisodes
45 minutes
Auteur manga
Réalisation
Production
Scénarii
Direction technique
Animation
Chara-Design
Direction de l'animation
Direction artistique
Direction du son
Décors
Conception / Rech. Décors
Chef coloriste
Montage
Direction photographie
Musiques
Gén. VO interpreté par
Commentaires
Warau Hyôteki est un titre assez inhabituel parmi les adaptations animées de Rumic World, précisément parce qu'elle abandonne une grande partie de l'énergie comique normalement associée à Rumiko Takahashi. C'est un one-shot d'une cinquantaine de pages publié en 1983 qui a ensuite été rassemblé dans le premier volume de Rumic World, un recueil d'histoires courtes adaptées dans les années 80 sou forme d'OAV et au début des années 2000 via une courte série télévisée, Rumiko Takahashi Anthologie. Warau Hyôteki fait partie des OAV des années 80 qui ont toutes en commun d'avoir transformé une courte histoire en un vidéo-film d'environ 45 minutes.
La différence la plus frappante entre le manga et l'OAV réside dans le traitement de la fin par l'adaptation. La trame narrative de base reste intacte : l'attachement obsessionnel d'Azusa à Yuzuru, les manifestations surnaturelles qui l'accompagnent, et l'inévitable confrontation finale. Le format plus long donne également à l'histoire plus de place pour établir une atmosphère, développer les relations entre les personnages et créer du suspense à travers la musique, le rythme et les images. Cependant, la version animée rend la conclusion encore plus sombre et troublante, en ajoutant une brève scène de quelques secondes dans le générique de fin où Satomi disparait d'une photographie où elle était présente aux côtés de Yuzuru, laissant planer un sentiment de tragédie irréversible : Azusa aurait-elle réussi malgré sa mort à séparer les amoureux ? L'anime ne répond malheureusement pas à cette question.
Ce qui rend Warau Hyôteki particulièrement intéressant, c'est qu'il appartient au genre horrifique, peu exploité dans la carrière de Rumiko Takahashi, si ce n'est dans Mermaid Saga. On trouvait bien des créatures surnaturelles dans Urusei Yatsura (Lamu) mais celles-ci n'étaient jamais inquiétantes, au contraire elles participaient au ton comique de l’œuvre. Quant aux romances de l'autrice, elles ont souvent été contrariées mais sans jamais être aussi malsaines que dans cette histoire où l'amour se confond avec la possession et où l'excès émotionnel typique du mélodrame romantique est poussé à des extrêmes véritablement troublants.
Le titre, Warau Hyôteki (littéralement, "La cible rieuse"), est particulièrement évocateur car il réunit deux idées qui semblent incompatibles. "Hyôteki" signifie "cible", que ce soit l'objet visé en tir à l'arc ou une personne sélectionnée pour une attaque. Ce mot a donc un lien direct avec Yuzuru, qui est archer, et Satomi qui devient l'objet de la jalousie meurtrière d'Azusa. "Warau ("rire") introduit cependant une ambiguïté troublante : il suggère un moment de bonheur apparent dans une narration dominée par la peur, la mort et l'obsession. Le titre encapsule ce paradoxe cruel et troublant : la cible peut sembler sourire, mais la situation est tout sauf amusante. Cela peut également suggérer la cruelle ironie des personnages devenant des cibles de forces surnaturelles qu'ils ne peuvent ni comprendre ni contrôler.
En fin de compte, Warau Hyôteki se présente comme un exemple criant de la capacité incroyable de Rumiko Takahashi à créer des histoires très intéressantes grâce à sa fine psychologie des personnages et à détourner les conventions de la romance classique pour donner naissance à une histoire d'amour et d'attachement véritablement cauchemardesque.
La différence la plus frappante entre le manga et l'OAV réside dans le traitement de la fin par l'adaptation. La trame narrative de base reste intacte : l'attachement obsessionnel d'Azusa à Yuzuru, les manifestations surnaturelles qui l'accompagnent, et l'inévitable confrontation finale. Le format plus long donne également à l'histoire plus de place pour établir une atmosphère, développer les relations entre les personnages et créer du suspense à travers la musique, le rythme et les images. Cependant, la version animée rend la conclusion encore plus sombre et troublante, en ajoutant une brève scène de quelques secondes dans le générique de fin où Satomi disparait d'une photographie où elle était présente aux côtés de Yuzuru, laissant planer un sentiment de tragédie irréversible : Azusa aurait-elle réussi malgré sa mort à séparer les amoureux ? L'anime ne répond malheureusement pas à cette question.
Ce qui rend Warau Hyôteki particulièrement intéressant, c'est qu'il appartient au genre horrifique, peu exploité dans la carrière de Rumiko Takahashi, si ce n'est dans Mermaid Saga. On trouvait bien des créatures surnaturelles dans Urusei Yatsura (Lamu) mais celles-ci n'étaient jamais inquiétantes, au contraire elles participaient au ton comique de l’œuvre. Quant aux romances de l'autrice, elles ont souvent été contrariées mais sans jamais être aussi malsaines que dans cette histoire où l'amour se confond avec la possession et où l'excès émotionnel typique du mélodrame romantique est poussé à des extrêmes véritablement troublants.
Le titre, Warau Hyôteki (littéralement, "La cible rieuse"), est particulièrement évocateur car il réunit deux idées qui semblent incompatibles. "Hyôteki" signifie "cible", que ce soit l'objet visé en tir à l'arc ou une personne sélectionnée pour une attaque. Ce mot a donc un lien direct avec Yuzuru, qui est archer, et Satomi qui devient l'objet de la jalousie meurtrière d'Azusa. "Warau ("rire") introduit cependant une ambiguïté troublante : il suggère un moment de bonheur apparent dans une narration dominée par la peur, la mort et l'obsession. Le titre encapsule ce paradoxe cruel et troublant : la cible peut sembler sourire, mais la situation est tout sauf amusante. Cela peut également suggérer la cruelle ironie des personnages devenant des cibles de forces surnaturelles qu'ils ne peuvent ni comprendre ni contrôler.
En fin de compte, Warau Hyôteki se présente comme un exemple criant de la capacité incroyable de Rumiko Takahashi à créer des histoires très intéressantes grâce à sa fine psychologie des personnages et à détourner les conventions de la romance classique pour donner naissance à une histoire d'amour et d'attachement véritablement cauchemardesque.
Crédits
Auteur : Arachnée
Warau Hyôteki © Rumiko Takahashi / Studio Pierrot, Shogakukan Inc, OB Planning