Synopsis
Flippo est une petite fille insouciante et joyeuse. Alors qu'elle joue avec une locomotive à vapeur en modèle réduit dont on entend bien la mécanique, elle reçoit une lettre de son père parti en voyage d'affaire à Hong Kong, celui-ci lui annonçant son retour le jour même. Aussi, Flippo se rend de suite à l'aéroport pour l'accueillir : elle est très heureuse de le revoir et de se retrouver dans ses bras. Mais son père ne revient pas les mains vides puisqu'il offre à son enfant un cadeau acheté à Hong Kong : une locomotive moderne et électrique en modèle réduit. Flippo, heureuse de recevoir cette nouvelle machine ferroviaire, joue aussitôt avec elle, délaissant quelque peu sa fidèle locomotive à vapeur qui ne peut grimper les escaliers comme la locomotive électrique.
Le lendemain, la petite locomotive à vapeur est fiévreuse. Flippo l'emmène alors avec elle voir un véritable mécanicien de maintenance des trains, mais celui-ci ne parvient pas à soigner le jouet. L'enfant se rend ensuite chez un docteur qui ausculte la petite locomotive à vapeur mais, malgré une radiographie, aucun diagnostique n'est établi. Flippo ne sait que faire. Elle reste assise sur un banc près d'un arbre, sa petite locomotive à vapeur entre ses mains, quand le jouet aperçoit une publicité vantant les performances d'une paire de chaussures de marche pour la montagne avec des crampons. Avec cette idée à l'esprit, le petit véhicule entre dans la boutique d'un cordonnier, celui-ci ajoutant alors des clous aux roues du jouet. La petite locomotive à vapeur peut maintenant rivaliser avec la petite locomotive électrique venu d'Asie, réussissant à grimper les marches de l'escalier et bien plus encore, et retrouvant ainsi l'attention de Flippo.
Le lendemain, la petite locomotive à vapeur est fiévreuse. Flippo l'emmène alors avec elle voir un véritable mécanicien de maintenance des trains, mais celui-ci ne parvient pas à soigner le jouet. L'enfant se rend ensuite chez un docteur qui ausculte la petite locomotive à vapeur mais, malgré une radiographie, aucun diagnostique n'est établi. Flippo ne sait que faire. Elle reste assise sur un banc près d'un arbre, sa petite locomotive à vapeur entre ses mains, quand le jouet aperçoit une publicité vantant les performances d'une paire de chaussures de marche pour la montagne avec des crampons. Avec cette idée à l'esprit, le petit véhicule entre dans la boutique d'un cordonnier, celui-ci ajoutant alors des clous aux roues du jouet. La petite locomotive à vapeur peut maintenant rivaliser avec la petite locomotive électrique venu d'Asie, réussissant à grimper les marches de l'escalier et bien plus encore, et retrouvant ainsi l'attention de Flippo.
Fiche technique
Nom original
Flippo et le Train de Hong Kong
Année de production
1971
Production
Durée
14 minutes
Illustrations
Réalisation
Scénarii
Adaptation
Montage
Direction photographie
Musiques
Diffusions
1ère diffusion hertzienne
23 décembre 1974 (ORTF 1ère chaine - Emissions pour les Enfants)
Commentaires
Le court-métrage d'animation belge Flippo et le Train de Hong Kong fut produit par le studio Pen Film (1969-1987, où fut notamment sous-traité Les Mondes Engloutis) situé à Gand et cocréé par l'illustre Raoul Servais (1928-2023) qui supervisa ledit métrage. Il fut coproduit avec la maison de production de Pierre Levie qui le réalise avec l'animateur iranien Noureddin Zarrinkelk qui était alors l'élève de Raoul Servais dans la section animation du KASK & Conservatorium (l'Académie des Beaux Arts à Gand).
On notera que si le thème principal de l'histoire de ce court-métrage repose sur l'opposition entre l'ancien et le nouvel ami-jouet de Flippo et les répercussions de l'arrivée de ce nouveau jouet venu de Hong Kong (grande période pour l'industrie chinoise du jouet qui commençait à envahir le monde), la scène des retrouvailles entre la petite fille et son père, bien que courte, est importante car traitée avec une certaine sensibilité, avec de même une mise en images originale. Elle est comme une petite fenêtre au milieu du court-métrage proposant, au travers du photographe à l'aéroport prenant la petite fille et son père en photos, des dessins fixes tels des clichés en négatif.
On notera la présence sur ce film d'animation du grand auteur-compositeur et interprète David McNeil (également romancier et auteur pour la jeunesse) qui en signa la musique la même année où il produisit son premier album sous le fameux label de Pierre Barouh, Saravah. Il est probable que David McNeil fut choisi par Pierre Levie puisqu'à l'époque l'artiste musicien travailla sur quelques courts-métrages comme réalisateur, compositeur et même acteur, notamment sur Klann - grand guignol produit en 1969 par Pierre Levie.
A propos de Pierre Levie, il est également probable que c'est lui qui, en 1971-72, demanda à la grande artiste, illustratrice et peintre, Nadine Forster de dessiner les personnages et les décors de Flippo et le Train de Hong Kong. Ils avaient déjà travailler ensemble sur les magnifiques albums pour la jeunesse Arnie aux éditions Dargaud (8 volumes de 30 pages, 1969-1970), ce qu'ils feront encore peu après Flippo sur la série d'animation qui marquera toute une génération, Pierrot. À noter que l'aventureuse Arnie connaîtra une adaptation en un court-métrage d'animation.
Le personnage de Flippo sera mis en scène dans quelques autres courts-métrages, toujours illustrés par Nadine Forster dont le style éclatant et moderne dès ses débuts illumina également tous les univers qu'elle reprit comme pour les disques Adès et le Petit Ménestrel ou les séries d'animations dont certaines japonaises, en passant par les univers de Disney ou de L'Île aux Enfants. Hélas, les autres courts-métrages de Flippo semblent totalement inconnus sur Internet alors qu'ils ont bien été produits à la suite de Flippo et le Train de Hong Kong où l'enfant, comme avec ses locomotives, parlent à d'autres machines. Lorsque Flippo et le Train de Hong Kong fut diffusé sur la 1ère chaîne de l'ORTF, il le fut comme simple court-métrage et non comme un court-métrage d'une série (nous n'avons trouvé aucune autre trace de diffusion à la télévision française ou belge de ce court-métrage, et aucune pour les autres courts-métrages).
À noter encore que le titre à l'international de ce court-métrage est Philipo and the Train from Hong Kong. Il est étrange que ce prénom a été choisi puisque c'est un prénom masculin alors que Flippo est une petite fille (du moins sa caractérisation tend à cela), même si rien est dit à ce sujet dans le court-métrage, ce que certains documents officiels confirment tout de même.
On notera que si le thème principal de l'histoire de ce court-métrage repose sur l'opposition entre l'ancien et le nouvel ami-jouet de Flippo et les répercussions de l'arrivée de ce nouveau jouet venu de Hong Kong (grande période pour l'industrie chinoise du jouet qui commençait à envahir le monde), la scène des retrouvailles entre la petite fille et son père, bien que courte, est importante car traitée avec une certaine sensibilité, avec de même une mise en images originale. Elle est comme une petite fenêtre au milieu du court-métrage proposant, au travers du photographe à l'aéroport prenant la petite fille et son père en photos, des dessins fixes tels des clichés en négatif.
On notera la présence sur ce film d'animation du grand auteur-compositeur et interprète David McNeil (également romancier et auteur pour la jeunesse) qui en signa la musique la même année où il produisit son premier album sous le fameux label de Pierre Barouh, Saravah. Il est probable que David McNeil fut choisi par Pierre Levie puisqu'à l'époque l'artiste musicien travailla sur quelques courts-métrages comme réalisateur, compositeur et même acteur, notamment sur Klann - grand guignol produit en 1969 par Pierre Levie.
A propos de Pierre Levie, il est également probable que c'est lui qui, en 1971-72, demanda à la grande artiste, illustratrice et peintre, Nadine Forster de dessiner les personnages et les décors de Flippo et le Train de Hong Kong. Ils avaient déjà travailler ensemble sur les magnifiques albums pour la jeunesse Arnie aux éditions Dargaud (8 volumes de 30 pages, 1969-1970), ce qu'ils feront encore peu après Flippo sur la série d'animation qui marquera toute une génération, Pierrot. À noter que l'aventureuse Arnie connaîtra une adaptation en un court-métrage d'animation.
Le personnage de Flippo sera mis en scène dans quelques autres courts-métrages, toujours illustrés par Nadine Forster dont le style éclatant et moderne dès ses débuts illumina également tous les univers qu'elle reprit comme pour les disques Adès et le Petit Ménestrel ou les séries d'animations dont certaines japonaises, en passant par les univers de Disney ou de L'Île aux Enfants. Hélas, les autres courts-métrages de Flippo semblent totalement inconnus sur Internet alors qu'ils ont bien été produits à la suite de Flippo et le Train de Hong Kong où l'enfant, comme avec ses locomotives, parlent à d'autres machines. Lorsque Flippo et le Train de Hong Kong fut diffusé sur la 1ère chaîne de l'ORTF, il le fut comme simple court-métrage et non comme un court-métrage d'une série (nous n'avons trouvé aucune autre trace de diffusion à la télévision française ou belge de ce court-métrage, et aucune pour les autres courts-métrages).
À noter encore que le titre à l'international de ce court-métrage est Philipo and the Train from Hong Kong. Il est étrange que ce prénom a été choisi puisque c'est un prénom masculin alors que Flippo est une petite fille (du moins sa caractérisation tend à cela), même si rien est dit à ce sujet dans le court-métrage, ce que certains documents officiels confirment tout de même.
Crédits
Auteur : Captain Jack
Flippo et le Train de Hong Kong © Les Productions Pierre Levie, Pen Film, Studio Forster
