
La Légende de Brisby
The Secret of Nimh 2 : Timmy to the Rescue
Synopsis
En ouvrant la grille qui mena à la liberté, Jonathan Brisby a autrefois sauvé les rats du laboratoire de Nimh. Nicodémus, leur chef, a néanmoins prédit que Nimh frappera les rats à nouveau et que l’un des fils de Jonathan sera leur nouveau sauveur. C’est ainsi que Timmy, le dernier né de la famille Brisby, est appelé à rejoindre les rats dans la vallée de Thorn afin d’accomplir son destin, au grand dam de son frère aîné Martin qui s’en estimait plus digne. En proie à des doutes sur sa propre valeur, le jeune souriceau poursuit son instruction sous l’autorité de Justin, le chef de la garde, et du scientifique M. Ages. Lors d’une expédition nocturne, il rencontre Jenny McBride, une souris dont les parents sont restés prisonniers à Nimh ; d’après elle, une autre souris du nom de Martin s’y trouverai également. Ni une ni deux, Timmy se joint à sa nouvelle amie pour aller délivrer leurs proches…
Fiche technique
Nom original
The Secret of Nimh 2 : Timmy to the Rescue
Brisby et le Secret de Nimh 2 : Timmy à la rescousse
Origine
Production
Animation
Auteur roman
Réalisation
Production
Producteur associé
Scénarii
Story-boards
Chara-Design
Direction de l'animation
Direction artistique
Décors
Montage
Musiques
Lee Holdridge (musiques), Richard Sparks (chansons)
Diffusions
Éditions
Commentaires
En 1994, les studios Disney connaissent un véritable bouleversement, entre le triomphe du Roi Lion au cinéma et celui du Retour de Jafar pour le marché de la vidéo ; la suite d’Aladdin devient la VHS la plus vendue de l’année et va donner l’impulsion d’une vague de suites à petits budgets des Grands Classiques de Disney, pour des résultats artistiquement médiocres. Si la réputation des films originaux s’en retrouve entachée, la démarche n’en est pas moins extrêmement rentable et la concurrence a vite fait de s’engouffrer dans la brèche. Les films de Don Bluth en feront particulièrement les frais, à commencer par Le Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles dont la suite sortie fin 1994 allait inaugurer une saga à rallonge de 13 films (!) et d’une série télé pour le compte d’Universal.
L’année suivante, les propriétaires de Brisby et le Secret de Nimh sollicitent la 20th Century Fox pour un projet de suite dirigé par Don Bluth et son équipe. Si les principaux concernés se disent intéressés, la firme répond par la négative, préférant concentrer les efforts de son studio d’animation sur le projet Anastasia alors en cours. La MGM est finalement démarchée et accepte la proposition : c’est ainsi qu’après s’être penché sur Charlie, mon Héros en 1996, le duo de producteurs Paul Sabella et Jonathan Dern s’attelle à la suite du chef-d’œuvre de Don Bluth, 16 ans après sa réalisation.
Si le roman d’origine de Robert C. O’Brien a effectivement connu deux suites écrites par Jane Leslie Conly (Racso and the Rats of Nimh en 1986 et R-T, Margaret, and the Rats of Nimh en 1990), les producteurs n’en tiendront pas compte et préféreront orienter leur récit sur la base des idées développées par Bluth dans son film. Le résultat final en constituera pourtant la parfaite trahison.
En effet, La Légende de Brisby repose sur une base mensongère : celle d’une prophétie prêtée à Nicodémus dont il n’a jamais été question dans le premier film ! Et l’insulte faite à celui-ci est d’autant plus grande que l’histoire s’ouvre sur des séquences tirées du Secret de Nimh, ce qui ne fera que mettre davantage en avant le gouffre qui sépare les deux opus.
Esthétiquement, la suite s’inscrit dans le sillage des productions précédentes du même type, à base de couleurs criardes et d’éclairages unifiés, bien éloignés de la noirceur atmosphérique très recherchée de Don Bluth. Le ton autrefois mature laisse ici la place à des personnages aux réactions puériles, au point de les rendre parfaitement détestables : Timmy est tout du long un geignard irresponsable mettant à plusieurs reprises les siens en danger, ses mentors Justin et M. Ages se montrent méprisant à son égard en le mettant plus d’une fois face au fait accompli sans jamais lui expliquer les choses clairement, le corbeau Jérémy est devenu on ne sait pourquoi un escroc se faisant passer pour le Grand Hibou et Mme Brisby est totalement en retrait, au point de ne pas retenir son fils Martin parti sous le coup de la colère, ce qui revient à nier son parcours de mère courage déployé dans le premier film.
L’écriture d’une manière générale fait état d’une méconnaissance totale du Secret de Nimh en plus de se contredire à plusieurs reprises, avec la vallée de Thorn à ciel ouvert – alors que celle-ci est supposée mettre les rats à l’abri des humains –, le fait que Timmy soit accueilli en héros alors qu’il n’a encore rien accompli ou que celui-ci ignore totalement ce qu’est Nimh lorsque M. Ages lui en parle. Concentrée sur une durée de 60 minutes, l’intrigue comporte de nombreux trous que les scénaristes tentent de combler par une réplique ou une pirouette narrative qui ne fait qu’ajouter à la confusion. S’adressant exclusivement aux très jeunes enfants, La Légende de Brisby substitue le grotesque à l’atmosphère sombre et oppressante du premier film avec des méchants plus ridicules que menaçants – dont les scientifiques de Nimh, réduits à l’état de personnages de cartoon. Quant à la rivalité entre Timmy et Martin, celle-ci est mise en place en reprenant directement la scène d’exposition du Prince d’Égypte avec une course de chars (ici, des coquilles de noix tirées par des lapins) sans en reprendre bien sûr la finesse d’écriture, aussi bien pour la relation entre les deux frères que pour leur confrontation dans le dernier acte du film. Mais l’ultime clou qui achève de faire de La Légende de Brisby un échec à tous les niveaux sont probablement les chansons, aux paroles et aux interprétations ineptes, aussi bien en version originale que française. Tout au plus pourra-t-on concéder à la VF l’intelligence d’avoir fait appel à une bonne partie du casting d’origine : Jane Val, Jackie Berger, Marc François, Guy Chapelier et Jacques Balutin reprennent ainsi leurs personnages en s’efforçant de donner un minimum de poids à leurs répliques.
Unanimement décrié par le public, La Légende de Brisby constitue l’exemple même de la suite au rabais dans sa pire incarnation : reniement absolu du film dont il prétend être le prolongement, laideur visuelle à base de couleurs agressives et d’une animation froide, bêtise du scénario prenant ouvertement le jeune public pour un imbécile et chansons horripilantes. Le mauvais accueil sera tel que le troisième volet prévu sera purement et simplement annulé tandis que Sabella et Dern quitteront MGM Animation pour aller fonder le studio SD Entertainment.
Quant à Don Bluth – qui n’a été sollicité à aucun moment de la production –, celui-ci n’aura vu du film qu’une petite partie et qualifiera l’expérience de « déplaisante », en ajoutant qu’il aurait fait de Martin le héros et Timmy l’antagoniste de l’histoire si la réalisation lui avait été confiée.
L’année suivante, les propriétaires de Brisby et le Secret de Nimh sollicitent la 20th Century Fox pour un projet de suite dirigé par Don Bluth et son équipe. Si les principaux concernés se disent intéressés, la firme répond par la négative, préférant concentrer les efforts de son studio d’animation sur le projet Anastasia alors en cours. La MGM est finalement démarchée et accepte la proposition : c’est ainsi qu’après s’être penché sur Charlie, mon Héros en 1996, le duo de producteurs Paul Sabella et Jonathan Dern s’attelle à la suite du chef-d’œuvre de Don Bluth, 16 ans après sa réalisation.
Si le roman d’origine de Robert C. O’Brien a effectivement connu deux suites écrites par Jane Leslie Conly (Racso and the Rats of Nimh en 1986 et R-T, Margaret, and the Rats of Nimh en 1990), les producteurs n’en tiendront pas compte et préféreront orienter leur récit sur la base des idées développées par Bluth dans son film. Le résultat final en constituera pourtant la parfaite trahison.
En effet, La Légende de Brisby repose sur une base mensongère : celle d’une prophétie prêtée à Nicodémus dont il n’a jamais été question dans le premier film ! Et l’insulte faite à celui-ci est d’autant plus grande que l’histoire s’ouvre sur des séquences tirées du Secret de Nimh, ce qui ne fera que mettre davantage en avant le gouffre qui sépare les deux opus.
Esthétiquement, la suite s’inscrit dans le sillage des productions précédentes du même type, à base de couleurs criardes et d’éclairages unifiés, bien éloignés de la noirceur atmosphérique très recherchée de Don Bluth. Le ton autrefois mature laisse ici la place à des personnages aux réactions puériles, au point de les rendre parfaitement détestables : Timmy est tout du long un geignard irresponsable mettant à plusieurs reprises les siens en danger, ses mentors Justin et M. Ages se montrent méprisant à son égard en le mettant plus d’une fois face au fait accompli sans jamais lui expliquer les choses clairement, le corbeau Jérémy est devenu on ne sait pourquoi un escroc se faisant passer pour le Grand Hibou et Mme Brisby est totalement en retrait, au point de ne pas retenir son fils Martin parti sous le coup de la colère, ce qui revient à nier son parcours de mère courage déployé dans le premier film.
L’écriture d’une manière générale fait état d’une méconnaissance totale du Secret de Nimh en plus de se contredire à plusieurs reprises, avec la vallée de Thorn à ciel ouvert – alors que celle-ci est supposée mettre les rats à l’abri des humains –, le fait que Timmy soit accueilli en héros alors qu’il n’a encore rien accompli ou que celui-ci ignore totalement ce qu’est Nimh lorsque M. Ages lui en parle. Concentrée sur une durée de 60 minutes, l’intrigue comporte de nombreux trous que les scénaristes tentent de combler par une réplique ou une pirouette narrative qui ne fait qu’ajouter à la confusion. S’adressant exclusivement aux très jeunes enfants, La Légende de Brisby substitue le grotesque à l’atmosphère sombre et oppressante du premier film avec des méchants plus ridicules que menaçants – dont les scientifiques de Nimh, réduits à l’état de personnages de cartoon. Quant à la rivalité entre Timmy et Martin, celle-ci est mise en place en reprenant directement la scène d’exposition du Prince d’Égypte avec une course de chars (ici, des coquilles de noix tirées par des lapins) sans en reprendre bien sûr la finesse d’écriture, aussi bien pour la relation entre les deux frères que pour leur confrontation dans le dernier acte du film. Mais l’ultime clou qui achève de faire de La Légende de Brisby un échec à tous les niveaux sont probablement les chansons, aux paroles et aux interprétations ineptes, aussi bien en version originale que française. Tout au plus pourra-t-on concéder à la VF l’intelligence d’avoir fait appel à une bonne partie du casting d’origine : Jane Val, Jackie Berger, Marc François, Guy Chapelier et Jacques Balutin reprennent ainsi leurs personnages en s’efforçant de donner un minimum de poids à leurs répliques.
Unanimement décrié par le public, La Légende de Brisby constitue l’exemple même de la suite au rabais dans sa pire incarnation : reniement absolu du film dont il prétend être le prolongement, laideur visuelle à base de couleurs agressives et d’une animation froide, bêtise du scénario prenant ouvertement le jeune public pour un imbécile et chansons horripilantes. Le mauvais accueil sera tel que le troisième volet prévu sera purement et simplement annulé tandis que Sabella et Dern quitteront MGM Animation pour aller fonder le studio SD Entertainment.
Quant à Don Bluth – qui n’a été sollicité à aucun moment de la production –, celui-ci n’aura vu du film qu’une petite partie et qualifiera l’expérience de « déplaisante », en ajoutant qu’il aurait fait de Martin le héros et Timmy l’antagoniste de l’histoire si la réalisation lui avait été confiée.
Doublage
Voix françaises :
Timmy enfant
Timmy adolescent
Jenny McBride (voix parlée)
Jenny McBride (voix chantée)
Jérémy
Martin
le Nouveau Martin (voix parlée)
le Nouveau Martin (voix chantée)
Floyd
Dr. Valentin
narrateur
Justin (voix parlée)
Justin (voix chantée)
M. Ages (voix parlée)
M. Ages (voix chantée)
Muriel
Troy
Brutus
Tante Musaraigne
Ciceron
Mme Brisby
Crédits
Auteur : Klaark
Sources
The Secret of Nimh 2 : Timmy to the Rescue © Robert C. O'Brien / MGM