InéditSynopsis
Au XXIIe siècle, l’humanité a colonisé la Lune et Mars. Alors que les colonies martiennes sont attaquées et détruites par de mystérieux ennemis, les Joviens (aussi appelés Lézards de Jupiter), l’organisation industrielle NERGAL construit alors le Nadesico, un puissant vaisseau spatial destiné à combattre les envahisseurs et à retrouver d’éventuels survivants sur Mars. Akito Tenkawa, un jeune homme ayant survécu à la destruction de sa colonie, se retrouve sur Terre sans comprendre comment il a pu y arriver. Il rejoint l'équipage du Nadesico, d’abord comme cuisinier, puis son passé de pilote l’amène rapidement à prendre les commandes des robots de combat Aestivalis.
Le vaisseau est commandé par Yurika Misumaru, une jeune femme qui connaît Akito depuis l’enfance et qui est amoureuse de lui. L’équipage rassemble des civils aux personnalités variées, dont Ruri Hoshino, une jeune opératrice particulièrement intelligente, et plusieurs spécialistes aux comportements atypiques.
Au fil de leur mission, les membres du Nadesico affrontent les forces joviennes, les interventions de l’armée terrestre et les intérêts politiques et économiques qui entourent le conflit. Akito cherche quant à lui à comprendre les circonstances de la destruction de sa colonie et à surmonter son traumatisme lié à la guerre, tout en essayant de poursuivre son rêve de devenir cuisinier.
Les combats et les découvertes de l’équipage remettent progressivement en question leur compréhension de l’ennemi et les véritables raisons de la guerre. La série suit ainsi leur progression vers Mars, les révélations sur le conflit et les conséquences de leurs découvertes, jusqu’à un dénouement qui laisse certains éléments de l’histoire ouverts.
Pendant le voyage, les membres de l’équipage apprennent aussi à travailler ensemble malgré leurs différences. Les relations sentimentales d’Akito, les ambitions personnelles de chacun et les situations absurdes auxquelles ils sont confrontés alternent avec des combats spatiaux et des révélations sur les technologies martiennes.
Plus l'histoire avance, plus elle se concentre sur les origines du conflit. Les mystérieux ennemis venus de Jupiter ne correspondent pas à l’image que l’équipage s’en était faite. Les événements révèlent des manipulations politiques, des divergences idéologiques et des liens inattendus entre les protagonistes et leurs adversaires...
Le vaisseau est commandé par Yurika Misumaru, une jeune femme qui connaît Akito depuis l’enfance et qui est amoureuse de lui. L’équipage rassemble des civils aux personnalités variées, dont Ruri Hoshino, une jeune opératrice particulièrement intelligente, et plusieurs spécialistes aux comportements atypiques.
Au fil de leur mission, les membres du Nadesico affrontent les forces joviennes, les interventions de l’armée terrestre et les intérêts politiques et économiques qui entourent le conflit. Akito cherche quant à lui à comprendre les circonstances de la destruction de sa colonie et à surmonter son traumatisme lié à la guerre, tout en essayant de poursuivre son rêve de devenir cuisinier.
Les combats et les découvertes de l’équipage remettent progressivement en question leur compréhension de l’ennemi et les véritables raisons de la guerre. La série suit ainsi leur progression vers Mars, les révélations sur le conflit et les conséquences de leurs découvertes, jusqu’à un dénouement qui laisse certains éléments de l’histoire ouverts.
Pendant le voyage, les membres de l’équipage apprennent aussi à travailler ensemble malgré leurs différences. Les relations sentimentales d’Akito, les ambitions personnelles de chacun et les situations absurdes auxquelles ils sont confrontés alternent avec des combats spatiaux et des révélations sur les technologies martiennes.
Plus l'histoire avance, plus elle se concentre sur les origines du conflit. Les mystérieux ennemis venus de Jupiter ne correspondent pas à l’image que l’équipage s’en était faite. Les événements révèlent des manipulations politiques, des divergences idéologiques et des liens inattendus entre les protagonistes et leurs adversaires...
Fiche technique
Nom original
Kidô Senkan Nadeshiko (機動戦艦ナデシコ)
Origine
Année de production
1996-1997
Production
Nombre d'épisodes
26
Réalisation
Assistant-réalisation
Production
Recherches scientifiques
Scénarii
Chara-Design
Mecha-Design
Direction artistique
Direction du son
Direction de l'écriture
Chef coloriste
Montage
Direction photographie
Musiques
Gén. VO interpreté par
Développement
Commentaires
Martian Successor Nadesico est une série de science-fiction produite par le studio Xebec, avec des personnages conçus par le mangaka Kia Asamiya (Silent Möbius). Elle a été diffusée dans une période particulièrement féconde pour l’animation japonaise de science-fiction, alors que les séries de robots géants et les récits spatiaux cherchaient à renouveler leurs genres respectifs. Nadesico reprend les ingrédients classiques du genre — un vaisseau de combat, un équipage hétéroclite, une guerre interplanétaire et des pilotes de robots — pour les associer à une comédie, à des intrigues sentimentales et à une réflexion sur la représentation de la guerre. La série a rencontré un succès suffisamment important pour installer Nadesico parmi les œuvres marquantes du mecha des années 1990. Elle a notamment été récompensée lors de l’Anime Grand Prix organisé par le magazine japonais Animage, tandis que le film sorti en 1998, The Prince of Darkness, a lui aussi bénéficié d’une réception favorable auprès des fans.
Son accueil critique tient largement à son ton singulier : derrière les situations absurdes, les personnages excentriques et les nombreuses plaisanteries, la série aborde les traumatismes de guerre, la manipulation politique, le fanatisme et les difficultés à distinguer la fiction de la réalité. Son humour autoréférentiel peut toutefois dérouter les spectateurs qui attendent une aventure spatiale constamment dramatique. De même, le contraste entre la légèreté de certains épisodes et la gravité de l’intrigue principale est parfois délibérément abrupt. Cette construction constitue autant l’une des caractéristiques de la série que l’un des aspects susceptibles de diviser son public.
Les références à d’autres œuvres constituent l’un des aspects les plus intéressants de Nadesico. L’influence de Uchû Senkan Yamato est particulièrement perceptible dans le principe du vaisseau spatial lancé dans une mission périlleuse, dans la composition de son équipage et dans les affrontements avec des ennemis venus d'ailleurs. La série reprend aussi les codes de Star Trek, la série préférée de Toshimichi Otsuki (l'un des développeurs de la série), notamment à travers les conventions de l’aventure spatiale, la vie collective à bord d’un vaisseau et les rapports entre les officiers. Mais ces influences restent toutefois assez superficielles, Nadesico s’amuse surtout à détourner les codes du space opera et des séries de robots, en confrontant les idéaux glorieux véhiculés par la fiction aux réalités beaucoup moins reluisantes de la guerre.
Cette dimension référentielle trouve son expression la plus évidente dans Gekiganger 3, le dessin animé fictif que regardent passionnément Akito et plusieurs autres personnages. Parodie des séries de super-robots des années 1970 comme Getter Robo, il incarne une vision exaltée du courage, de l’amitié et du sacrifice héroïque. Son importance dépasse le simple gag : les personnages utilisent les valeurs de cette fiction pour interpréter leur propre existence, alors que la guerre qu’ils vivent est bien plus ambiguë et douloureuse. En 1998, une OAV d’environ trente minutes consacrée à Gekiganger 3 a été éditée, donnant davantage de consistance à cet univers fictif. La même année, le film The Prince of Darkness prolonge l’histoire principale, trois ans après la série. Son atmosphère nettement plus sombre, les bouleversements qui affectent les personnages et la place centrale accordée à Ruri témoignent d’une volonté de faire évoluer la franchise au-delà de la comédie spatiale initiale.
L’univers s’est également développé sur papier et dans le jeu vidéo. Le manga Martian Successor Nadesico (4 tomes), dessiné et écrit par Kia Asamiya, n'est pas une reproduction strictement fidèle de l’anime : le récit, les caractérisations et plusieurs événements diffèrent sensiblement, ce qui en fait une interprétation alternative de l’univers. En France, il a été publié par Panini Comics au début des années 2000. En 1999, le jeu Nadesico: The Mission, développé par Xebec et édité sur Dreamcast, poursuit l’histoire après les événements du film. Il constitue un prolongement important pour les amateurs désireux de retrouver les personnages et d’explorer la suite de leurs aventures.
Malheureusement, le devenir de la franchise reste marqué par une suite qui ne s’est jamais concrétisée. Malgré la poursuite de l’histoire dans Nadesico: The Mission et The Prince of Darkness, le film lui-même laissait plusieurs pistes ouvertes. En effet, il était initialement envisagé comme le premier volet d’une trilogie cinématographique, projet finalement abandonné. Une nouvelle série télévisée, souvent évoquée sous le nom de Nadesico 2, a également été envisagée avant que les projets de continuation ne soient abandonnés.
Cette absence de véritable conclusion définitive entretient aujourd’hui encore la frustration des admirateurs, mais contribue aussi au statut particulier de Martian Successor Nadesico : celui d’une œuvre qui a su renouveler avec humour les conventions du mecha et de la science-fiction spatiale, tout en laissant derrière elle un univers dont une partie du potentiel narratif n’a jamais été pleinement exploitée.
Son accueil critique tient largement à son ton singulier : derrière les situations absurdes, les personnages excentriques et les nombreuses plaisanteries, la série aborde les traumatismes de guerre, la manipulation politique, le fanatisme et les difficultés à distinguer la fiction de la réalité. Son humour autoréférentiel peut toutefois dérouter les spectateurs qui attendent une aventure spatiale constamment dramatique. De même, le contraste entre la légèreté de certains épisodes et la gravité de l’intrigue principale est parfois délibérément abrupt. Cette construction constitue autant l’une des caractéristiques de la série que l’un des aspects susceptibles de diviser son public.
Les références à d’autres œuvres constituent l’un des aspects les plus intéressants de Nadesico. L’influence de Uchû Senkan Yamato est particulièrement perceptible dans le principe du vaisseau spatial lancé dans une mission périlleuse, dans la composition de son équipage et dans les affrontements avec des ennemis venus d'ailleurs. La série reprend aussi les codes de Star Trek, la série préférée de Toshimichi Otsuki (l'un des développeurs de la série), notamment à travers les conventions de l’aventure spatiale, la vie collective à bord d’un vaisseau et les rapports entre les officiers. Mais ces influences restent toutefois assez superficielles, Nadesico s’amuse surtout à détourner les codes du space opera et des séries de robots, en confrontant les idéaux glorieux véhiculés par la fiction aux réalités beaucoup moins reluisantes de la guerre.
Cette dimension référentielle trouve son expression la plus évidente dans Gekiganger 3, le dessin animé fictif que regardent passionnément Akito et plusieurs autres personnages. Parodie des séries de super-robots des années 1970 comme Getter Robo, il incarne une vision exaltée du courage, de l’amitié et du sacrifice héroïque. Son importance dépasse le simple gag : les personnages utilisent les valeurs de cette fiction pour interpréter leur propre existence, alors que la guerre qu’ils vivent est bien plus ambiguë et douloureuse. En 1998, une OAV d’environ trente minutes consacrée à Gekiganger 3 a été éditée, donnant davantage de consistance à cet univers fictif. La même année, le film The Prince of Darkness prolonge l’histoire principale, trois ans après la série. Son atmosphère nettement plus sombre, les bouleversements qui affectent les personnages et la place centrale accordée à Ruri témoignent d’une volonté de faire évoluer la franchise au-delà de la comédie spatiale initiale.
L’univers s’est également développé sur papier et dans le jeu vidéo. Le manga Martian Successor Nadesico (4 tomes), dessiné et écrit par Kia Asamiya, n'est pas une reproduction strictement fidèle de l’anime : le récit, les caractérisations et plusieurs événements diffèrent sensiblement, ce qui en fait une interprétation alternative de l’univers. En France, il a été publié par Panini Comics au début des années 2000. En 1999, le jeu Nadesico: The Mission, développé par Xebec et édité sur Dreamcast, poursuit l’histoire après les événements du film. Il constitue un prolongement important pour les amateurs désireux de retrouver les personnages et d’explorer la suite de leurs aventures.
Malheureusement, le devenir de la franchise reste marqué par une suite qui ne s’est jamais concrétisée. Malgré la poursuite de l’histoire dans Nadesico: The Mission et The Prince of Darkness, le film lui-même laissait plusieurs pistes ouvertes. En effet, il était initialement envisagé comme le premier volet d’une trilogie cinématographique, projet finalement abandonné. Une nouvelle série télévisée, souvent évoquée sous le nom de Nadesico 2, a également été envisagée avant que les projets de continuation ne soient abandonnés.
Cette absence de véritable conclusion définitive entretient aujourd’hui encore la frustration des admirateurs, mais contribue aussi au statut particulier de Martian Successor Nadesico : celui d’une œuvre qui a su renouveler avec humour les conventions du mecha et de la science-fiction spatiale, tout en laissant derrière elle un univers dont une partie du potentiel narratif n’a jamais été pleinement exploitée.
Liste des épisodes
01 [Otoko Rashiku] de Ikou! (Soyons virils !)
02 [midori no chikyû] wa makasetoke (Laissez-moi le projet « Terre verte) »
03 hayasugiru [sayonara]! (Il est trop tôt pour dire au revoir !)
04 mizuiro uchû ni [tokimeki] (Un univers bleu clair, débordant d'enthousiasme)
05 ruri-chan [kôkai nisshi] (Le « journal de bord » de Ruri-chan)
06 [unmei no sentaku] mitai na (Quelque chose comme « Le Choix du Destin »)
07 itsuka omae ga [utau uta] (Le poème que tu chanteras un jour)
08 atatame no [tsumetai hôteishiki] (L'« équation froide » de la chaleur)
09 kiseki no sakusen [kisu ka? (Le plan miraculeux : « Un baiser ? »)
10 [onna rashiku] wa abunai (« Être féminine » est dangereux)
11 ki ga tsukeba [o-yakusoku]? (Avant même de vous en rendre compte, c'est devenu une « règle » ?)
12 ano [wasurênu hibi] (Ces « jours inoubliables »)
13 [shinjitsu] wa hitotsu janai (Il n'existe pas qu'une seule vérité)
14 [shinjitsu] wa hitotsu janai (Optons pour des « Animes passionnés »)
15 tôi hoshi kara kita [kareshi] (Mon petit ami venu d'une étoile lointaine)
02 [midori no chikyû] wa makasetoke (Laissez-moi le projet « Terre verte) »
03 hayasugiru [sayonara]! (Il est trop tôt pour dire au revoir !)
04 mizuiro uchû ni [tokimeki] (Un univers bleu clair, débordant d'enthousiasme)
05 ruri-chan [kôkai nisshi] (Le « journal de bord » de Ruri-chan)
06 [unmei no sentaku] mitai na (Quelque chose comme « Le Choix du Destin »)
07 itsuka omae ga [utau uta] (Le poème que tu chanteras un jour)
08 atatame no [tsumetai hôteishiki] (L'« équation froide » de la chaleur)
09 kiseki no sakusen [kisu ka? (Le plan miraculeux : « Un baiser ? »)
10 [onna rashiku] wa abunai (« Être féminine » est dangereux)
11 ki ga tsukeba [o-yakusoku]? (Avant même de vous en rendre compte, c'est devenu une « règle » ?)
12 ano [wasurênu hibi] (Ces « jours inoubliables »)
13 [shinjitsu] wa hitotsu janai (Il n'existe pas qu'une seule vérité)
14 [shinjitsu] wa hitotsu janai (Optons pour des « Animes passionnés »)
15 tôi hoshi kara kita [kareshi] (Mon petit ami venu d'une étoile lointaine)
16 [ore-tachi no sensô] ga hajimaru (« Notre guerre » commence)
17 sore wa [ososugita saikai] (Ces retrouvailles sont arrivées trop tard)
18 mizu no oto wa [watashi] no oto (Le bruit de l'eau, c'est le bruit de « moi »)
19 ashita no [kanchô] wa kimi da! (Tu pourrais être capitaine demain !)
20 fukaku shizuka ni [sentô] se yo (Combattez en profondeur et en silence)
21 itsuka hashitta [sôgen] (La « prairie » sur laquelle j'ai couru autrefois)
22 [raihôsha] wo mamorinuke? (Pouvez-vous protéger le « visiteur » ?)
23 [furusato] to yoberu basho (Un endroit que l'on peut appeler « ville natale »)
24 doko ni demo aru [seigi] (La justice est partout)
25 [watashi rashiku] jibun rashiku (« Être moi-même »)
26 [itsuka au anata no tame ni] («Pour toi, que je rencontrerai un jour»)
17 sore wa [ososugita saikai] (Ces retrouvailles sont arrivées trop tard)
18 mizu no oto wa [watashi] no oto (Le bruit de l'eau, c'est le bruit de « moi »)
19 ashita no [kanchô] wa kimi da! (Tu pourrais être capitaine demain !)
20 fukaku shizuka ni [sentô] se yo (Combattez en profondeur et en silence)
21 itsuka hashitta [sôgen] (La « prairie » sur laquelle j'ai couru autrefois)
22 [raihôsha] wo mamorinuke? (Pouvez-vous protéger le « visiteur » ?)
23 [furusato] to yoberu basho (Un endroit que l'on peut appeler « ville natale »)
24 doko ni demo aru [seigi] (La justice est partout)
25 [watashi rashiku] jibun rashiku (« Être moi-même »)
26 [itsuka au anata no tame ni] («Pour toi, que je rencontrerai un jour»)
Crédits
Auteur : Arachnée