InéditSynopsis
L’histoire se déroule dans la France de la fin du XIXe siècle, au sein du prestigieux Collège Saint-Claude, une école réservée aux garçons issus de familles privilégiées. Serge Battour, jeune homme sensible et studieux, y arrive après avoir été placé sous la tutelle de l’établissement par sa famille. Serge est différent des autres élèves : il est sérieux, réservé et possède une conception très romantique et idéalisée de l'amour. Il est encore profondément marqué par la mort de sa mère et cherche à trouver sa place dans cet univers masculin dominé par les privilèges sociaux et les rivalités.
À Saint-Claude, Serge a pour compagnon de chambre Gilbert Cocteau. Gilbert est tout son contraire. Il est extrêmement beau, provocateur, brillant et extrêmement populaire auprès des autres garçons. Gilbert entretient de nombreuses relations sexuelles avec les élèves du collège et semble considérer l'amour comme un jeu dont il maîtrise parfaitement les règles. Mais derrière son attitude désinvolte et sensuelle se cache un jeune homme profondément blessé. Sous l'influence destructrice de son oncle Auguste Beau, il a été exposé très jeune à la manipulation et aux abus, ce qui a profondément déformé sa conception de l'affection. Il ne parvient plus à distinguer clairement amour, désir et violence. Sa provocation et ses nombreuses relations deviennent ainsi une forme de protection : il préfère contrôler les autres plutôt que risquer d'être lui-même vulnérable.
Au départ, leur relation est donc faite de méfiance et d'incompréhension mais aussi d'une certaine forme de fascination. Serge voit en Gilbert un garçon immoral et manipulateur. Gilbert, de son côté, s'amuse de la naïveté et de la pureté de Serge. Pourtant, quelque chose se crée progressivement entre eux. Serge découvre que derrière la sexualité provocatrice de Gilbert se trouve un garçon profondément seul, incapable de faire confiance aux autres et qui semble utiliser le désir des autres comme une manière de se protéger. Il tombe amoureux de lui et souhaite lui offrir un amour sincère, sans possession ni contrepartie. Mais cette relation ne constitue pas une guérison miraculeuse. Gilbert oscille entre son désir d'être aimé et sa peur de l'abandon, attirant Serge tout en le repoussant. Leur relation devient ainsi une tragédie romantique, où l'amour de Serge se heurte aux traumatismes que Gilbert ne parvient pas à surmonter.
À Saint-Claude, Serge a pour compagnon de chambre Gilbert Cocteau. Gilbert est tout son contraire. Il est extrêmement beau, provocateur, brillant et extrêmement populaire auprès des autres garçons. Gilbert entretient de nombreuses relations sexuelles avec les élèves du collège et semble considérer l'amour comme un jeu dont il maîtrise parfaitement les règles. Mais derrière son attitude désinvolte et sensuelle se cache un jeune homme profondément blessé. Sous l'influence destructrice de son oncle Auguste Beau, il a été exposé très jeune à la manipulation et aux abus, ce qui a profondément déformé sa conception de l'affection. Il ne parvient plus à distinguer clairement amour, désir et violence. Sa provocation et ses nombreuses relations deviennent ainsi une forme de protection : il préfère contrôler les autres plutôt que risquer d'être lui-même vulnérable.
Au départ, leur relation est donc faite de méfiance et d'incompréhension mais aussi d'une certaine forme de fascination. Serge voit en Gilbert un garçon immoral et manipulateur. Gilbert, de son côté, s'amuse de la naïveté et de la pureté de Serge. Pourtant, quelque chose se crée progressivement entre eux. Serge découvre que derrière la sexualité provocatrice de Gilbert se trouve un garçon profondément seul, incapable de faire confiance aux autres et qui semble utiliser le désir des autres comme une manière de se protéger. Il tombe amoureux de lui et souhaite lui offrir un amour sincère, sans possession ni contrepartie. Mais cette relation ne constitue pas une guérison miraculeuse. Gilbert oscille entre son désir d'être aimé et sa peur de l'abandon, attirant Serge tout en le repoussant. Leur relation devient ainsi une tragédie romantique, où l'amour de Serge se heurte aux traumatismes que Gilbert ne parvient pas à surmonter.
Fiche technique
Nom original
Kaze to Ki no Uta SANCTUS -Sei naru kana- (風と木の詩 SANCTUS -聖なるかな-)
Le poème du vent et des arbres SANCTUS - Le caractère sacré
Origine
Année de production
1987
Production
Durée
60 minutes
Auteur manga
Réalisation
Production
Supervision
Story-boards
Animation
Sachiko Sugino, Makiko Futaki, Yoshinobu Inano, Tsukasa Dokite, Hideyuki Motohashi, Makoto Itô, Ken'Ichi Ônuki, Yûri Morigaoka, Kahoru Hirata, Jun Kawagoe, Kuni Tomita-Bowen, Takafumi Hayashi, Kôichi Chigira, Toshihiro Kawamoto, Yûka Higashimurayama, Futoshi Fujikawa, Takatsuna Senba, Chieko Kudô, Norio Kaneko, Terumi Mutô, Kaoru Tateyama, Nobuko Shinohara, Mamoru Kurosawa, Yasuko Tachiki, Keiko Takemiya
Chara-Design
Direction de l'animation
Direction artistique
Direction du son
Décors
Chef coloriste
Montage
Direction photographie
Musiques
Commentaires
Kaze to Ki no Uta : Seinaru ka na est la quatrième adaptation d'un manga de Keiko Takemiya après Terra e..., Natsu e no Tobira et Andromeda Stories. Cette OAV adapte seulement une partie du manga de Kaze to Ki no Uta (Le Poème du vent et des arbres), paru au Japon de 1976 à 1984 et en France depuis 2025 (chez NaBan Éditions) en se concentrant principalement sur le début de celui-ci, c'est à dire la rencontre entre Serge Battour et Gilbert Cocteau au collège Saint-Claude.
Pour comprendre le choc produit par l’œuvre, il faut revenir à 1976, lorsque Keiko Takemiya commence la publication du manga dans Shōjo Comic. Cette période est particulièrement importante dans l’histoire du shōjo manga : des autrices comme Moto Hagio, Riyoko Ikeda et Takemiya repoussent considérablement les limites de ce qui peut être représenté dans des œuvres destinées aux jeunes filles. Le choix de placer au centre deux garçons amoureux ne constitue donc pas seulement une provocation : le genre bishônen permet d’explorer des thèmes comme la sexualité, le désir, la domination, la jalousie, la violence, l’identité et les rapports de pouvoir d’une manière différente de celle d’un couple garçon-fille. Kaze to Ki no Uta est ainsi considéré comme l’une des œuvres fondatrices de la tradition du shōnen-ai puis du Boy's Love. Mais Takemiya va bien au-delà de la simple histoire de deux beaux garçons amoureux. Le manga aborde notamment l’abus sexuel, l’inceste, la violence psychologique et les rapports de classe. Ces thèmes, particulièrement audacieux pour un manga grand public de l’époque, donnent à l’œuvre une dimension beaucoup plus sombre que ne pourrait le laisser penser son esthétique romantique.
L’OAV de 1987 ne raconte cependant qu’une petite partie du manga, qui compte 17 volumes. Sa durée d’environ une heure l’empêche de développer toute la psychologie des personnages, leurs relations secondaires et les conséquences à long terme de leur histoire. Là où le manga construit progressivement la psychologie de Serge et de Gilbert, l’OAV privilégie les moments forts, les images, l’atmosphère et l’émotion. Cette sélection de scènes marquantes qui ne permet pas toujours de comprendre les motivations profondes des personnages. Le résultat est superbe artistiquement parlant (avec une abondance de tons automnaux, de bleus glacés, d'ombres, de vitraux, d'architectures religieuses, de paysages et de compositions symétriques), mais peut parfois être déroutant pour quelqu’un qui ne connaît pas le manga.
La musique joue également un rôle essentiel dans l’OAV. Le piano et la bande sonore permettent notamment d’exprimer ce que Serge ne parvient pas toujours à dire verbalement. L’image et la musique prennent ainsi en charge une partie de la psychologie que le manga pouvait développer par le récit. Le film fonctionne donc davantage comme un poème visuel que comme une adaptation exhaustive.
L’OAV constitue ainsi une remarquable porte d’entrée dans l’univers de Kaze to Ki no Uta, mais sa beauté repose précisément sur ce qu’elle choisit de suggérer plutôt que d’expliquer. Le manga reste nécessaire pour saisir toute la complexité de leurs personnages, de leurs traumatismes et de leur relation. Là où le manga raconte une tragédie psychologique dans toute son ampleur, l’OAV transforme cette tragédie en une expérience sensorielle faite d’images, de musique et d’émotions.
Pour comprendre le choc produit par l’œuvre, il faut revenir à 1976, lorsque Keiko Takemiya commence la publication du manga dans Shōjo Comic. Cette période est particulièrement importante dans l’histoire du shōjo manga : des autrices comme Moto Hagio, Riyoko Ikeda et Takemiya repoussent considérablement les limites de ce qui peut être représenté dans des œuvres destinées aux jeunes filles. Le choix de placer au centre deux garçons amoureux ne constitue donc pas seulement une provocation : le genre bishônen permet d’explorer des thèmes comme la sexualité, le désir, la domination, la jalousie, la violence, l’identité et les rapports de pouvoir d’une manière différente de celle d’un couple garçon-fille. Kaze to Ki no Uta est ainsi considéré comme l’une des œuvres fondatrices de la tradition du shōnen-ai puis du Boy's Love. Mais Takemiya va bien au-delà de la simple histoire de deux beaux garçons amoureux. Le manga aborde notamment l’abus sexuel, l’inceste, la violence psychologique et les rapports de classe. Ces thèmes, particulièrement audacieux pour un manga grand public de l’époque, donnent à l’œuvre une dimension beaucoup plus sombre que ne pourrait le laisser penser son esthétique romantique.
L’OAV de 1987 ne raconte cependant qu’une petite partie du manga, qui compte 17 volumes. Sa durée d’environ une heure l’empêche de développer toute la psychologie des personnages, leurs relations secondaires et les conséquences à long terme de leur histoire. Là où le manga construit progressivement la psychologie de Serge et de Gilbert, l’OAV privilégie les moments forts, les images, l’atmosphère et l’émotion. Cette sélection de scènes marquantes qui ne permet pas toujours de comprendre les motivations profondes des personnages. Le résultat est superbe artistiquement parlant (avec une abondance de tons automnaux, de bleus glacés, d'ombres, de vitraux, d'architectures religieuses, de paysages et de compositions symétriques), mais peut parfois être déroutant pour quelqu’un qui ne connaît pas le manga.
La musique joue également un rôle essentiel dans l’OAV. Le piano et la bande sonore permettent notamment d’exprimer ce que Serge ne parvient pas toujours à dire verbalement. L’image et la musique prennent ainsi en charge une partie de la psychologie que le manga pouvait développer par le récit. Le film fonctionne donc davantage comme un poème visuel que comme une adaptation exhaustive.
L’OAV constitue ainsi une remarquable porte d’entrée dans l’univers de Kaze to Ki no Uta, mais sa beauté repose précisément sur ce qu’elle choisit de suggérer plutôt que d’expliquer. Le manga reste nécessaire pour saisir toute la complexité de leurs personnages, de leurs traumatismes et de leur relation. Là où le manga raconte une tragédie psychologique dans toute son ampleur, l’OAV transforme cette tragédie en une expérience sensorielle faite d’images, de musique et d’émotions.
Crédits
Auteur : Arachnée
Kaze to Ki no Uta SANCTUS -Sei naru kana- © Keiko Takemiya / Shogakukan Inc, Herald Enterprise, Triangle Staff, Pony Canyon