
Synopsis
Un soldat conclut un pacte avec le Diable en échangeant son violon contre un livre qui prédit l’avenir. Ne sachant pas jouer de l’instrument, le tentateur demande au jeune homme de lui consacrer trois jours d’apprentissage, en échange de quoi il lui enseignera comment devenir riche grâce au livre.
Mais une fois revenu dans son village où plus personne ne le reconnaît, le soldat se rend compte que les trois jours sont devenus trois années durant lesquelles sa fiancée s’est entretemps mariée. Grâce au livre, le soldat devient certes un riche industriel mais désespérément seul et harcelé par les appels téléphoniques incessants… Souhaitant redevenir libre, il décide de jouer sa fortune aux cartes avec le Diable, lequel remet l’instrument en jeu. Si le soldat redevient pauvre, il remet la main sur son violon pendant que son adversaire est occupé à compter ses gains. La musique qu’il joue lui permet de guérir une princesse malade et d’obtenir sa main. Le Diable se venge avec une malédiction interdisant au couple de quitter le château. La princesse et son époux, souhaitant retrouver la mère de ce dernier pour que leur bonheur soit enfin complet, tentent une sortie en se déguisant mais le subterfuge est découvert et l’infortuné soldat finit entre les mains du démon.
Mais une fois revenu dans son village où plus personne ne le reconnaît, le soldat se rend compte que les trois jours sont devenus trois années durant lesquelles sa fiancée s’est entretemps mariée. Grâce au livre, le soldat devient certes un riche industriel mais désespérément seul et harcelé par les appels téléphoniques incessants… Souhaitant redevenir libre, il décide de jouer sa fortune aux cartes avec le Diable, lequel remet l’instrument en jeu. Si le soldat redevient pauvre, il remet la main sur son violon pendant que son adversaire est occupé à compter ses gains. La musique qu’il joue lui permet de guérir une princesse malade et d’obtenir sa main. Le Diable se venge avec une malédiction interdisant au couple de quitter le château. La princesse et son époux, souhaitant retrouver la mère de ce dernier pour que leur bonheur soit enfin complet, tentent une sortie en se déguisant mais le subterfuge est découvert et l’infortuné soldat finit entre les mains du démon.
Fiche technique
Nom original
The Soldier’s Tale
Origine
Année de production
1984
Production
Durée
50 min
Auteur
Auteur "historique"
Igor Stravinsky (musique), Charles Ferdinand Ramuz (livret)
Réalisation
Production
Scénarii
Animation
Direction artistique
Montage
Musiques
Diffusions
Commentaires
En 1917, Igor Stravinsky compose L’Histoire du soldat, un opéra-ballet d’environ une heure sur un texte de l’écrivain suisse Charles Ferdinand Ramuz. Si l’œuvre n’a pas la notoriété de ballets comme Petrushka, L’Oiseau de feu ou Le Sacre du printemps, elle n’en reste pas moins d’une grande modernité en mêlant diverses influences entre valse, tango, ragtime ou klezmer. Figurant en bonne place au sein du catalogue du compositeur (qui inaugurait là sa période dite « néo-classique »), L’Histoire du soldat n’aura pourtant que très peu inspiré les producteurs de cinéma et de télévision.
C’est en 1984 que le ballet attirera l’attention de R. O. Blechman, auteur de livres pour enfants, illustrateur et animateur. Avec son trait léger et aérien, entre Sempé et Quentin Blake, il ne se contente pas de donner corps à l’œuvre de Stravinsky en adaptant fidèlement l’histoire ; il lui fournit son pendant visuel en invoquant la scène artistique de l’époque. Ainsi, les tourments du soldat passent par des tourbillons graphiques et des jeux de métamorphoses invoquant les peintures de Kandinsky, Malevitch ou Mondrian. À cela s’ajoutent les effets de mise en scène du réalisateur, multipliant les jeux d’ombres et de perspective, des split-screens et autres travellings rendus d’autant plus lisibles par son trait épuré. Le tout est complété par un casting soigné avec dans la version originale Max Von Sydow dans le rôle du Diable et – plus inattendu – le cinéaste provocateur Dušan Makavejev dans celui du soldat. Concernant la version française, c’est Henri Salvador qui interprète le héros gauche et penaud tandis que Serge Gainsbourg prête son timbre fielleux au Malin.
Discrètement diffusé à la télévision, le film a fait l’objet d’une sortie officielle en salles en 2025 par l’intermédiaire du diffuseur Malavida qui en a livré une version aux couleurs superbement restaurées.
C’est en 1984 que le ballet attirera l’attention de R. O. Blechman, auteur de livres pour enfants, illustrateur et animateur. Avec son trait léger et aérien, entre Sempé et Quentin Blake, il ne se contente pas de donner corps à l’œuvre de Stravinsky en adaptant fidèlement l’histoire ; il lui fournit son pendant visuel en invoquant la scène artistique de l’époque. Ainsi, les tourments du soldat passent par des tourbillons graphiques et des jeux de métamorphoses invoquant les peintures de Kandinsky, Malevitch ou Mondrian. À cela s’ajoutent les effets de mise en scène du réalisateur, multipliant les jeux d’ombres et de perspective, des split-screens et autres travellings rendus d’autant plus lisibles par son trait épuré. Le tout est complété par un casting soigné avec dans la version originale Max Von Sydow dans le rôle du Diable et – plus inattendu – le cinéaste provocateur Dušan Makavejev dans celui du soldat. Concernant la version française, c’est Henri Salvador qui interprète le héros gauche et penaud tandis que Serge Gainsbourg prête son timbre fielleux au Malin.
Discrètement diffusé à la télévision, le film a fait l’objet d’une sortie officielle en salles en 2025 par l’intermédiaire du diffuseur Malavida qui en a livré une version aux couleurs superbement restaurées.
Doublage
Voix françaises :
le soldat
le Diable
le narrateur
le speaker radio
le sergent, le héraut
la princesse
Crédits
Auteur : Klaark
The Soldier’s Tale © R. O. Blechman, Igor Stravinsky, Charles Ferdinand Ramuz / R. O. Blechman, Inc., WGBH Boston